Suzanne DIOR, militante néo-nazi

Fille de l'écrivain Raymond Dior, rédacteur au Crapouillot, et de Madeleine Leblanc, nièce du couturier Christian Dior, elle devient une admiratrice d'Adolf Hitler et de la France d'Ancien Régime. D'abord royaliste, elle épouse le 27 avril 1955 le comte Robert-Henry de Caumont La Force, petit-fils d'Aynard Guigues de Moreton de Chabrillan, qui prétend un temps au trône de Monaco après la mort, en 1949, du prince Louis II. Ils ont une fille, Anne-Marie Christiane, née le 4 novembre 1957, qui se suicide le 5 juillet 1978. Ils divorcent en 1960.

Engagement politique

En 1962, Françoise Dior, qui a rompu avec le royalisme, fonde la section française de la World Union of National Socialists (WUNS), une association néonazie internationale, à partir de noyaux isolés d'étudiants.

À l'été 1962, ayant entendu parler par la presse du Mouvement national-socialiste anglais (National-Socialist Movement), elle partit pour Londres. Elle s'y fiance à l'homme politique John Tyndall, qui est plus tard arrêté et emprisonné, ainsi que d'autres membres du parti, pour activités paramilitaires.

Elle épouse Colin Jordan, qui est libéré avant Tyndall. Les deux hommes, anciens alliés politiques, sont par la suite toujours opposés. Après une cérémonie civile à Caxton Hall, Françoise Dior et Colin Jordan célèbrent leur mariage le 5 octobre 1963, au 74 Princedale Road, London W11, ancienne demeure d'Arnold Leese.

La presse publie les photos, où on les voit mêler le sang de leurs doigts au-dessus d'un exemplaire de Mein Kampf, et Françoise Dior proclamer qu'elle aspire à « donner le jour à un petit nazi ».

Trois ans plus tard le couple se sépara, et Françoise Dior rentre à Paris le 16 mars 1966 avec son secrétaire Terence Cooper.

Le 4 juin 1964, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris la condamne à quatre mois de prison ferme pour activités subversives (elle avait collé des svastika sur le murs de l'ambassade britannique de Paris avant son mariage).

Prononcée par contumace, pendant son séjour anglais, cette condamnation demeure sans effet jusqu'à la fin d'octobre, quand elle est arrêtée à Nice ; elle purge l'intégralité de sa peine dans cette ville, puis voyage dans le Tyrol du Sud, en Autriche et en Bavière, où elle rencontre plusieurs chefs terroristes, avant de retourner à Londres, en avril 1967.

Là, elle est arrêtée, internée à la prison de Holloway et condamnée en janvier 1968 à deux ans de prison pour conspiration dans l'incendie volontaire de synagogues ; libérée avant la fin de sa peine grâce à sa bonne conduite en prison (un tiers est accordé en Angleterre, ) elle vit à Jersey, Îles Anglo-Normandes pendant six mois avant de revenir en la France avec Terence Cooper, et abandonne l'action directe et l'activisme politique pour se consacrer à l'ésotérisme dans un presbytère normand, à Ducey où elle accueille notamment une théoricienne du néo-nazisme, Savitri Devi d’octobre 1970 à mai 1971.

En 1983, elle rejoignit le RPR. Elle épousa en troisièmes noces le comte Hubert de Mirleau, ancien secrétaire général adjoint du Cercle Montherlant et adhérent du Front national.

Fumeuse invétérée depuis l'adolescence, elle décède d'un cancer du poumon en 1993, à Paris, à l'âge de 60 ans.


Suzanne DIOR NAZI


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