Pour François Asselineau, président de l'UPR, l'Europe est une oeuvre de guerre - Sept 2013

À la veille de sa première conférence dans l’Eure - le 20 septembre, à Saint-Aubin-sur-Gaillon, François Asselineau nous en dit un peu plus sur le parti qu’il préside.

"L'l’euro, il sème la zizanie entre les peuples d’Europe et nous entraîne tous vers la ruine..." estime également François Asselineau, le patron de l'UPR

 "L'l’euro, il sème la zizanie entre les peuples d’Europe et nous entraîne tous vers la ruine..." estime également François Asselineau, le patron de l'UPR

L’Union Populaire Républicaine, c’est quoi ?

L’UPR est un mouvement politique nouveau, que j’ai créé le 25 mars 2007 pour libérer la France de l’Union européenne, de l’euro, ainsi que de l’OTAN. Parce que l’UE nous met sous tutelle atlantiste, sape la place de la France dans le monde, nous impose la régression économique et sociale, et nous vole notre démocratie. Quant à l’euro, il sème la zizanie entre les peuples d’Europe et nous entraîne tous vers la ruine. L’UPR se caractérise par la jeune moyenne d’âge de ses adhérents, sa forte croissance et ses explications pédagogiques, précises et irréfutables, sur les raisons de la situation. Notre site Internet www.upr.fr est désormais le 4e site politique français le plus visité, juste après ceux du FN, de l’UMP et du PS.

Vous prônez donc la sortie de la France de l’Union Européenne et de l’Euro, comme le Front National en somme. Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?

Le FN n’a pas le monopole de la critique contre l’Europe : le PCF ou l’extrême gauche ont toujours été très critiques eux aussi. Mais, comme ces autres partis, les propositions du FN sur l’Europe sont constamment floues et changeantes. Dans les écrits et les déclarations de ses différents dirigeants, on trouve tout et son contraire, mais jamais de proposition claire et définitive de sortie de l’UE, ni de l’OTAN. En fait, ils ne sont pas d’accord entre eux sur ces sujets, sinon pour dénoncer l’immigration et pour tenir le discours polémique et diviseur aux relents d’extrême droite que tout le monde connaît bien. L’UPR est l’inverse du FN : notre volonté de sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN est sans ambiguïté, très argumentée et partagée par tous. Nous refusons tout extrémisme, toute xénophobie et tout débat inutilement diviseur. Cela nous permet de rassembler des Français de toutes les opinions politiques (droite, centre, gauche) qui ont décidé de mettre provisoirement de côté leurs divergences pour défendre ensemble ce qu’ils ont de plus cher en commun : la liberté et l’indépendance de la France, leur niveau de vie et de protection sociale.

La sortie de l’Union Européenne et de l’Euro, n’était-ce pas un peu réducteur comme programme ? Et en quoi cette sortie solutionnerait-elle les problèmes liés à la crise internationale que l’on sait ?

Vous n’avez sans doute pas vu la vidéo de 5 h présentant notre programme, ni lu notre livret de 68 pages, l’un et l’autre disponibles gratuitement sur notre site Internet. Notre programme, qui s’inspire de celui du Conseil National de la Résistance de 1944 en le modernisant, contient beaucoup d’idées : la préservation des services publics, de la sécurité sociale et des retraites par répartition, le retour à une politique monétaire nationale, la démocratisation des médias, la renationalisation de TF1, des autoroutes et des services d’adduction d’eau, l’interdiction de privatiser EDF, GDF et La Poste, le développement d’une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement, des réformes constitutionnelles décisives, le retour à l’enseignement républicain, l’ouverture culturelle des Français sur le monde, etc. La plupart de ces propositions sont impossibles à mettre en œuvre tant que nous restons dans l’UE car elles sont contraires aux traités.

Et la sortie de la France de l’Otan. Pensez-vous qu’il s’agisse là d’une préoccupation première des Français ?

L’UPR est un mouvement très soucieux de la paix dans le monde. Or la construction européenne, longtemps perçue comme une œuvre de paix, est devenue une œuvre de guerre. L’UE est subordonnée à l’OTAN par l’article 42 du traité et cette double appartenance entraîne la France dans des guerres d’agression voulues par Washington. On l’a vu en Afghanistan, en Irak, en Libye, on le constate maintenant en Syrie. Non seulement ces guerres sont illégales juridiquement mais elles risquent de déboucher sur une 3e guerre mondiale. Vous ne croyez pas qu’il y a là de quoi préoccuper les Français ?
Vous n’avez pu vous présenter à la présidentielle de 2012 faute d’avoir recueilli les 500 « fameuses » signatures. L’UPR a-t-elle des prétentions pour d’autres élections à venir ?
En janvier 2012, pour la collecte des signatures, l’UPR ne comptait encore que 700 adhérents. En ce début septembre 2013, un an et demi après, nous venons de franchir le cap des 3 300 adhérents. Cette croissance formidable, si elle se poursuit, nous donne donc beaucoup d’espoir pour la présidentielle en 2017. D’ici là, il y aura les élections européennes de 2014, où nous présenterons des listes pour mobiliser les Français sur la nécessité de sortir de l’UE.

• Conférence de François Asselineau, président de l’UPR, suivie d’un débat, le vendredi 20 septembre à 18 h 30 chez le traiteur Erisay, Zone Artisanale des champs chouette 1 à Saint-Aubin-sur-Gaillon (près du carrefour autoroutier A13 sortie 17). Entrée (comprenant un cocktail) : 5  € minimum.

Patrick Delattre, ancien maire de Grainville, a rejoint l’UPR

L’ancien élu local est responsable départemental de l’Union Populaire Républicaine. Il explique sa démarche…

À part la sortie de l’Europe, de l’Euro et de l’Otan, qu’est-ce qui vous a séduit à l’UPR ?

En plus de l’essentiel que sont les choix stratégiques de l’UPR que vous rappelez, c’est la volonté de reprendre la pensée politique du Conseil National de la Résistance. Lequel CNR regroupait, sur l’essentiel, et la droite et la gauche issues de la Résistance. La personnalité du président de l’UPR, qui sacrifie depuis plusieurs années une partie de sa vie professionnelle et personnelle, pour défendre ses idées sur la France sans jamais dévier de sa route, est également un élément qui a compté.

Demander la sortie de l’Europe lorsque l’on est agriculteur, n’est-ce pas un peu paradoxal ?

Au contraire. Les paysans sont en première ligne depuis longtemps pour savoir ce que sont l’Union Européenne et ses capacités de nuisances. Car il s’agit de sortir la France de l’UE structure politique, et non de sortir de l’Europe réalité géographique. D’ailleurs en tant qu’agriculteur, mes produits sont exportés dans le monde et notamment en Chine et en Afrique du Nord.

On vous savait de gauche, avec des responsabilités départementales au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de JP Chevènement. Vous n’êtes plus chevènementiste ?

J’ai quitté le MRC en 1999 lorsque Chevènement a choisi de s’allier au PS lors des élections européennes, et ceci en totale contradiction avec tout le discours tenu par le MRC depuis sa création en 1992. J’en ai tiré les conclusions qui s’imposaient. J’ai dans ma vie toujours été un homme droit et refusé toute compromission avec mes valeurs essentielles.

Vous avez également été maire de Grainville. Cette adhésion à l’UPR ne présage-t-elle pas de votre retour sur la scène politique, sinon à l’échelon local, mais pourquoi pas lors des élections cantonales ou régionales ?

Je m’inscris dans l’action politique nationale. L’UPR a d’abord un objectif national de rassemblement des Français au-dessus du clivage droite-gauche. Il est donc difficile d’envisager de se présenter aux élections locales pour le moment. Mais un citoyen de la République ne quitte jamais la scène politique. Notamment par le vote ou le militantisme.

Source : http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/article-pour-le-patron-de-l-upr-l-europe-est-une-oeuvre-de-guerre-120096434.html

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