L’US Air Force a largué par inadvertance une bombe atomique sur la Caroline du Nord en 1961

Si un simple interrupteur de sécurité n’avait pas empêché l’enclenchement de la détonation, des millions de vies dans le nord-est auraient été en danger, c’est ce que révèle un nouveau document.

La révélation donne la première preuve concluante, après des décennies de spéculation, que l’armée américaine a évité de justesse une catastrophe auto-infligée.

L’incident est expliqué en détail dans un document récemment déclassifié écrit par Parker F. Jones, superviseur du département de la sécurité de l’armement nucléaire au Sandia National Laboratories.

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Ci dessous, doc sur la bombe perdue à Savannah le 13 février 1950

Source : http://www.youtube.com/watch?v=yQ2RgYZTq04

Le document – écrit en 1969 et intitulé «Comment j’ai appris à me méfier de la bombe H", parodié dans le film de Stanley Kubrick « Dr. Folamour ou: Comment j’ai appris à cesser de m’inquiéter et à aimer la bombe « - a été divulgué au Guardian par le journaliste Eric Schlosser.

Trois jours après l’investiture du président John F. Kennedy, un bombardier B-52 transportant deux bombes à hydrogène Mark 39 a quitté Goldsboro, en Caroline du Nord pour un vol de routine le long de la côte Est. L’avion s’est bientôt mis en chute libre, jetant ses bombes dans l’air à proximité de plusieurs grands centres urbains.

Chacun des explosifs portait une charge utile de 4 mégatonnes – équivalant à peu près à quatre millions de tonnes de TNT – qui aurait pu déclencher une explosion 260 fois plus puissante que la bombe atomique qui a détruit Hiroshima à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Une des bombes fonctionna de la même manière que celles qui sont tombées sur le Japon moins de 20 ans auparavant – en ouvrant son parachute et en engageant le déclenchement de ses mécanismes. La seule chose qui a empêché on ne sait combien de milliers, voire des millions d’être tués, c’était un simple interrupteur basse tension.

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Cette bombe à hydrogène, connue sous le nom MK 39 Mod 2, est tombée sur les branches des arbres à Faro, Caroline du Nord, tandis que le second explosif a atterri paisiblement près de Big Daddy’s Road à Pikeville. Jones a déterminé que trois des quatre interrupteurs destinés à empêcher la détonation involontaire sur MK 39 Mod 2 n’ont pas fonctionné correctement, et quand un signal de tir a été déclenché le quatrième interrupteur était le seul système de sûreté qui a fonctionné.

Les retombées nucléaires de la détonation aurait risqué des millions de vies à Baltimore, Washington DC, Philadelphie, New York City, et les zones environnantes.

"La bombe MK Mod 2 n’avait pas une sécurité adéquate pour le rôle d’alerte aéroportée dans le B-52", avait écrit Jones dans son évaluation de 1969. Il avait constaté «un simple interrupteur de dynamo-technologie, basse tension s’était dressé entre les Etats-Unis et une catastrophe majeure … Il y aurait eu des mauvaises nouvelle à la pelle."

Avant que Schlosser ne déterre le document à travers une demande d’accès à l’information (Freedom of Information Act), le gouvernement américain avait longtemps nié qu’un tel événement ait jamais eu lieu.

«Le gouvernement américain a toujours essayé de cacher les informations au peuple américain afin d’éviter des questions au sujet de notre politique d’armement nucléaire", a-t-il déclaré au Guardian. "On nous a dit qu’il n’y avait aucune possibilité pour que ces armes explosent accidentellement, pourtant en voilà une qui a failli le faire".

Dans «Command and Control», le nouveau livre de Schlosser sur la course aux armements nucléaires entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, le journaliste écrit qu’il a découvert un minimum de 700 accidents "significatifs" impliquant des armes nucléaires, de 1950 à 1968.

Source : http://avicennesy.wordpress.com/2013/09/21/us-air-force-a-une-fois-largue-une-bombe-a-hydrogene-sur-la-caroline-du-nord/

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