En Espagne, la Cour européenne des droits de l’homme oblige de libérer des « fous dangereux - Nov 2013

Le fou en survêtement, un assassin et auteur de multiples abus sexuels, libéré en Espagne suite à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme, est depuis sous surveillance policière, ont annoncé samedi les autorités de Catalogne, précisant que l’homme n’avait sans doute pas été totalement soigné.

Manuel Gonzalez Gonzalez, condamné en 1997 à 169 ans de prison pour avoir agressé 16 femmes et assassiné l’une d’entre elles, a été libéré vendredi d’une prison de Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.

Il a été libéré suite à la décision, le 21 octobre, de la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg, qui avait jugé illégale la détention prolongée d’une militante du groupe basque ETA en vertu d’un système de remise de peine dit doctrine Parot, et avait ordonné sa remise en liberté.

Depuis, la justice espagnole a libéré de la même manière des dizaines de détenus, en majorité des prisonniers de l’ETA, mais aussi plusieurs violeurs multiples.

La sortie de prison de Manuel Gonzalez est cependant la première de cette série pour laquelle des mesures de surveillance ont été publiquement annoncées, en réponse notamment à l’inquiétude exprimée par les victimes.

Le conseiller catalan à l’Intérieur, Ramon Espadaler, a expliqué samedi qu’en cas de libération d’un détenu condamné pour crimes sexuels, le Parquet donnait à la police des instructions pour que soit exercée une surveillance.

La police a reçu dès jeudi l’instruction de prendre les mesures nécessaires et depuis l’instant où l’homme est sorti de prison, ceci a été scrupuleusement respecté, a-t-il ajouté sur la radio régionale Catalunya Radio.

Dans ce cas, il semble qu’il en soit ainsi parce que, selon les experts, il n’a pas pu être soigné de ces penchants, a indiqué le conseiller à l’Intérieur.

Jeudi, en prévision de la libération de Manuel Gonzalez Gonzalez, dit le fou en survêtement, des magistrates du tribunal de Barcelone avaient réuni plusieurs de ses victimes afin de leur fournir des informations officielles et véridiques, selon le tribunal, sur cette affaire, les rassurer et leur proposer une aide psychologique.

L’homme avait commis cette série d’agressions entre 1991 et 1993. Vêtu d’un survêtement, il avait l’habitude de s’approcher de ses victimes par derrière et de les agresser à l’arme blanche.

Selon les médias, qui citent un rapport médical, il présenterait un risque élevé de récidive pour des délits violents.

En raison du fort sentiment d’hostilité et de vengeance dont il a fait preuve envers le système judiciaire et pénitentiaire, on ne peut exclure d’autres actes de violence, ajoute ce rapport.

Le décision des juges de Strasbourg a déjà contraint la justice espagnole à libérer plusieurs violeurs multiples.

Parmi eux, un homme surnommé le violeur de l’ascenseur, Pedro Luis Gallego Fernandez, avait été libéré le 14 novembre. Il avait été condamné en 1995 à 273 ans de prison pour l’assassinat, en 1992, de deux jeunes filles de 17 et 19 ans, à Burgos, dans le nord de l’Espagne, ainsi que pour plusieurs agressions sexuelles.

Auparavant, la justice avait libéré le 24 octobre un homme de 76 ans, Antonio Garcia Carbonell, condamné en 1996 à 268 ans de prison pour une dizaine de viols.

Puis, le 13 novembre, elle avait libéré Garcia Ribado, condamné en 1996 à 1.721 ans de prison pour 74 viols et six agressions sexuelles, surnommé le violeur du portail.

A Valence, dans l’est du pays, Miguel Ricart, le violeur et assassin de trois adolescentes condamné en 1997 à 170 ans de prison, pourrait être libéré dans les prochains jours.

Source : http://lesmoutonsenrages.fr/2013/11/24/en-espagneles-fous-dangereux-sont-relaches-quid-de-la-securite/#more-54544

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