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Alexander Grothendieck, citoyen, mathématicien, écologiste, responsable et engagé : Allons nous continuer la Recherche Scientifique (1972)

Au sortir des « Trente ravageuses », les laboratoires sont devenus de quasi-empires industriels, ces « usines de recherche » rêvées par les physiciens avant-guerre.

Portés par un Etat néocolbertiste, de grands programmes technologiques (nucléaire, aéronautique ou spatial, informatique) soutiennent l’industrialisation et la sourde militarisation de la recherche.

Dans l’après-Mai 68 et au cœur de la contestation de la guerre du Vietnam, le mouvement « Survivre » des scientifiques critiques (devenu Survivre et Vivre à l’été 1971) contribue à l’apparition d’un écologisme d’ultra-gauche.

Rassemblés autour d’Alexandre Grothendieck, une poignée de mathématiciens dénonce la militarisation de la recherche et l’orientation mortifère du développement technoscientifique.

Ce mouvement conteste la capacité de la science à faire sens et à prendre en charge la crise écologique dont elle est à l’origine.

De 1971 à 1973, la revue constitue le journal écologique le plus important, atteignant un tirage de 12 500 exemplaires, avant que les éditions du Square ne lancent La Gueule ouverte et le Nouvel Observateur Le Sauvage.

En 1975, Survivre… et Vivre cesse de paraître.

Partie 1 :

Partie 2 :

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L’amnistie financière (ou comment les responsables de la crise échappent aux poursuites) - Déc 2013

banksters1 Lamnistie financière (ou comment les responsables de la crise échappent aux poursuites)

Article de Paul Jorion sur son blog

Dans un article daté du 12 novembre, intitulé : Why Have No High Level Executives Been Prosecuted In Connection With The Financial Crisis ?, le juge américain Jed Rakoff pose la question de savoir pourquoi aucun banquier n’a été poursuivi à la suite de la crise des subprimes, huit cent d’entre eux l’ayant été, par exemple, dans le sillage de la crise des Savings and Loan, les caisses d’épargne américaines, au milieu des années 1990.

Le juge Rakoff souligne qu’il y aura bientôt prescription pour les faits commis et rappelle que le rapport de la commission consacrée aux subprimes : la Financial Crisis Inquiry Commission, évoquait des faits de fraude pas moins de 157 fois.

Alors que s’est-il passé ? Pourquoi cette absence flagrante d’inculpations? Rakoff formule trois hypothèses.

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Syrie : "les rebelles sont responsables", déclare Poutine - Septembre 2013

Extrait du discours de Poutine lors du G20. Les médias audio-visuels ont diffusé en direct l’intervention d’Obama, avant de l’interrompre et de diffuser en direct celle de Hollande.

Les propos de Poutine, même s’ils sont rapportés, c’est souvent par la voix off d’un commentateur ou lors d’analyses et explications qui ont pour but d’induire telle ou telle conclusion et de suggérer au spectateur ce qu’il doit penser s’il s’estime dans le camp occidental, le camp du Bien.

Source : http://www.youtube.com/watch?v=mKCUMcJwtfk

Des rebelles syriens ont admis à un journaliste de l’Associated Press qu’ils étaient responsables de l’attaque chimique du 21 Août 2013

L'incident du 21 août dernier où des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait été produit par des rebelles syriens selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l'Associated Press depuis deux décennies. 

Les puissances occidentales ont blâmé les forces de Bachar al-Assad, mais selon les témoignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le résultat d'une mauvaise manipulation d'armes chimiques fournies par l'Arabie Saoudite!

Selon le journaliste de l'Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l'intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l'attentat chimique mortel.

Les rebelles ont dit à Gavlak qu'ils n'ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu'ils ne savaient pas de quoi il s'agissait.  Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].

Un militant de l'opposition a dit au journaliste qu'ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d'entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions.  Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d'armes il s'agissait ni comment les utiliser.

Abou Abdel-Moneim, le père d'un rebelle de l'opposition, a également dit à Gavlak: "Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu'on lui avait demandé de garder des armes."  Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d'autres étaient comme une énorme bouteille de gaz.  Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha.  Selon le père, les armes ont explosé à l'intérieur d'un tunnel, tuant 12 rebelles.

Plus d'une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.  

Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement invalide l'attaque des États-Unis sur la Syrie.  

Le rôle présumé de l'Arabie Saoudite dans la fourniture d'armes aux rebelles n'est pas une surprise étant donné les révélations plus tôt cette semaine à l'effet que les Saoudiens ont menacé la Russie d'attaques terroristes aux Jeux olympiques d'hiver à Sotchi l'an prochain, à moins qu'ils n'abandonnent leur soutien au président syrien.

Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par eux (Saoudiens).

* Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles.


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