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Propriété intellectuelle : la Commission Européenne outrepasse son mandat en négociant avec les industriels américains - Déc 2013

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Aujourd’hui, une nouvelle fuite dans le cadre des négociations commerciales vient nous éclairer sur le travail mené par la Commission européenne en matière de propriété intellectuelle.

Elle provient du site internet du groupe Core Group des Verts du Parlement européen (chargé des questions liées à l’Internet).

Ces derniers rendent publics un certain nombre d’archives électroniques.

Ce rapport de « première-main », traduit ci-dessous, nous fournit des informations jusqu’alors inconnu de ce que le TTIP pourrait contenir sur les droits de propriété intellectuelle.

Alors que la Commission avait jusqu’ici donné l’information que le TTIP toucherait peu à ces questions, les négociateurs travailleraient directement pour les intérêts industriels.

A ce titre, ils récolteraient les nombreuses doléances (« Christmas list ») et outrepasseraient ainsi leur mandat.

Enfin, les représentants de l’UE conseilleraient que la société civile soit maintenue hors du débat public.

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Comment les lobbys industriels utilisent la science comme un instrument de propagande - Août 2013

Études biaisées, pseudo-expertises, financements occultes : les industriels ont entrepris dès les années 50 de manipuler la science à leur profit. Inaugurées par les géants de la cigarette, les techniques de détournement de la science sont aujourd’hui utilisées par les producteurs de pesticides ou les climato-sceptiques. Le déclin des abeilles est ainsi devenu un « mystère » et le changement climatique « relatif ». Des stratégies décryptées par Stéphane Foucart, journaliste scientifique, dans son ouvrage La fabrique du mensonge, comment les industriels nous mentent et nous mettent en danger. Entretien.

Basta ! : Les industriels ont choisi de tordre la science, dites-vous, pour contrer ce qui pourrait entraver leurs activités. Par exemple les révélations sur les effets sanitaires désastreux de certains produits. Comment s’y prennent-ils ?

Stéphane Foucart : La technique « d’utilisation de la science » a été théorisée par John Hill, un grand communicant américain. Les industriels de la cigarette l’ont appelé au secours en 1953, au moment où sont publiés les premiers travaux scientifiques sur le lien entre cigarette et cancer. Suite à une réunion de crise [1], John Hill rédige un petit mémo, dans lequel il dit en substance : « La science est un outil très puissant, dans lequel les gens ont confiance. On ne peut pas l’attaquer frontalement. Il faut procéder autrement. En fait, il faut faire de la science, l’orienter, la mettre à notre main ». John Hill propose notamment la création d’un organe commun aux géants de la cigarette, pour financer la recherche académique, menée au sein de laboratoires universitaires par exemple. Des centaines de millions de dollars seront injectés dans la recherche via cet organe. Pour financer des études qui concluent à l’absence de danger du tabac, mais pas seulement. Ils ont par exemple beaucoup financé la recherche en génétique fonctionnelle, qui décortique les mécanismes moléculaires dans le déclenchement des maladies.

Ce type de recherche est bénéfique pour les industriels : les origines environnementales des maladies, et notamment du cancer, sont « oubliées » et occultées…

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Un bio de plus en plus industriel à éviter - 10 Juillet 2013

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Plusieurs labels garantissent un bio solidaire, à l’opposé du bio industriel. Saurez-vous les reconnaître ? © Natura Sciences

Près de la moitié des produits bio sont à présent vendus en grandes surfaces.

L’entrée de la grande distribution dans le marché du bio a entraîné une course à la baisse des prix.

Tous les géants, y compris les hard discounters ont créé leurs propres gammes.

Pour obtenir des prix cassés, les supermarchés ont souvent recours à des importations massives provenant d’exploitations industrielles.

Alors que le bio cherchait à assurer un bon équilibre entre environnement, économie et social, ces exploitations sacrifient l’aspect social.

Il n’y a pas de place pour les productions saisonnières.

Les entreprises commercialisent des tomates, poivrons et concombres bio toute l’année.

L’hiver arrivé, ces produits sont en concurrence directe avec les produits des serres bio d’Italie, des Pays-Bas, du Maroc et d’Israël…

Nous importons plus de la moitié des fruits et légumes bio consommés en France, car la production nationale est encore insuffisante.

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